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Jeunesse et secourisme

Maubeuge – 24 avril 2015. Un matin comme les autres, Adam va au collège lorsqu’un évènement attire son attention. Il raconte : « Je marchais et d’un coup, j’ai vu une personne par terre. J’ai couru à toute vitesse pour voir ce qu’il se passait. C’était un monsieur qui faisait une crise d’épilepsie. Il bavait du sang et sa langue était au fond de sa gorge. Je l’ai mis en PLS pour ne pas qu’il l’avale ».
La « PLS » ou « position latérale de sécurité » est une manoeuvre de secourisme qu’Adam avait apprise au Collège. Il est l’un des onze élèves d’une section sportive focalisée sur l’hygiène et la sécurité. Cet enseignement de trois heures par semaine est assuré par deux professeurs d’EPS formés au secourisme
L’apprentissage de à ces élèves de cinquième est très diversifié :

  • organiser une manifestation sportive
  • mettre en place un protocole d’évacuation en cas d’incendie
  • maîtriser les gestes de premiers secours.

La première année de cet enseignement a lieu au collège, les deux suivantes à la caserne.

Une formation salutaire

Avant ce vendredi, Adam avait donc pu expérimenter au cours de sa formation des simulations reproduisant ce type de situations critiques : « On a investi pour 7 000 € de matériel de secourisme. Des mannequins, des fausses plaies, du faux sang… » explique Éric Lamont, un des deux enseignants, qui décrit Adam comme un élève « très sportif à la base, motivé, à l’écoute et dynamique ». « Après son sauvetage, il m’a dit des mots qui m’ont impressionnée, rapporte Christine Gerardin, la principale. C’était : Je me suis senti prêt, je savais que je pouvais le faire. »
Et effectivement, face à ce monsieur en difficulté, Adam a accompli parfaitement les premiers gestes salvateurs, plaçant la victime de 36 ans sur le côté. Un réflexe essentiel, souligne Eric Lamont : « Lorsque la victime est inconsciente, ce geste peut sauver une vie. »
Il appelle ensuite les sapeurs-pompiers : « J’ai demandé son téléphone à la dame qui était avec le monsieur. Elle ne pouvait pas appeler, car elle paniquait. » Et il prend aussi soin de sécuriser les lieux : « J’ai demandé à une personne en voiture si elle avait le triangle, et si elle pouvait le mettre cent mètres plus loin », raconte calmement le héros… Après que les sapeurs-pompiers aient transporté la victime au centre hospitalier, Adam reprend sereinement le chemin du Collège : « Je me sentais fier de l’avoir aidé. » Même sentiment chez son père : « C’est bien qu’il soit altruiste, se réjouit Mohamed Hayfa. Aller vers les autres, c’est dans la nature d’Adam. »

Association des jeunes pompiers

Sur son temps libre, Adam suit une formation de quatre heures par semaine à la caserne de Maubeuge, avec l’Association des jeunes pompiers volontaires. Alain Couvreur, capitaine de la caserne, lui a adressé ses félicitations : « Il a eu le bon réflexe. Laisser quelqu’un sur le dos après ce type d’accident, ce n’est jamais le bon plan. » Christine Gerardin, principale du collège Vauban, souhaite en faire un exemple auprès de ses camarades de classe : « Adam sera mis à l’honneur en fin d’année scolaire. Il aura un beau cadeau. »
Le 12 mai, il recevra son diplôme PSC1 (prévention et secours physiques de niveau 1) et sera bien fier d’avoir atteint l’objectif fixé par Éric Lamont à ses élèves en début d’année : « Sauver la vie des gens. »
Et ce n’est qu’un début. Adam aimerait devenir gendarme et sapeur-pompier volontaire : « Je voudrais aider les gens. » C’est déjà fait !
Comme quoi, jeunesse et secourisme ne sont pas incompatibles!

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