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Les élus français ne sont pas les seuls à se mobiliser pour accroître la présence des défibrillateurs. C’est également le cas au Canada où, Pierre-Luc Dusseault, un député de Sherbrooke, a déposé un projet de loi en juin 2019 afin de rendre obligatoire leur installation dans les lieux de travail fédéraux. Depuis, il milite pour que son texte soit adopté. A ce jour, dans cette ville du Québec, on compte une cinquantaine d’appareils. Un nombre insuffisant pour cet élu, qui aimerait donner l’exemple dans sa circonscription. Ainsi, il a été le premier député à demander l’achat d’un tel appareil pour son bureau auprès de la Chambre des communes.

Un projet de loi déposé en juin pour rendre la présence de ce dispositif obligatoire

Avec son texte, Pierre-Luc Dusseault rappelle que les défibrillateurs permettent de sauver des vies. Dès lors, leur installation est indispensable pour réduire le nombre de morts et rassurer les employés. Même s’ils ne s’en servent jamais, ils savent qu’en cas de besoin, un DAE est disponible et qu’ils pourront réagir rapidement pour porter secours à une victime. Selon lui, si le gouvernement canadien est « libre en tant qu’employeur d’avoir une politique interne pour l’installation de défibrillateurs, il n’a pas besoin de loi ». En revanche, il pense que pour les entreprises de juridiction fédérale, une loi « serait nécessaire pour les obliger ». Et il n’est pas le seul à affirmer cela. Il est notamment soutenu par un médecin urgentiste, Wayne Smith, qui milite aussi pour le déploiement de ces dispositifs de secours dans des endroits stratégiques des communautés. Egalement directeur régional des services pré-hospitaliers d’urgence en Estrie, il explique qu’aujourd’hui, grâce à ces appareils, « on sauve 25 à 27 personnes par année », avec une très bonne qualité de survie pour la grande majorité.

Déployer les DEA pour éviter des morts et sauver des vies

Le Dr Smith a aussi rappelé que « lors d’un arrêt cardiaque, si on intervient en moins de 4 minutes, le taux de sauvetage est de 75% ». Et ce n’est pas l’unique soutien du député de Sherbrooke. Le copropriétaire de l’Académie de secourisme médical a ajouté qu’un défibrillateur est souvent nécessaire pour relancer les battements du cœur et « qu’il ne faut pas viser un nombre de DEA en fonction de la population, mais plutôt en fonction de l’étendue du territoire pour permettre un accès rapide à l’appareil ».
Et pour preuve de l’intérêt de cette loi, un fait divers survenu en décembre 2018. Un homme, travaillant à l’ONF, a fait un arrêt cardiaque. Ses collègues ont commencé à réaliser un massage cardiaque, tout en appelant le 911. Lors de cet appel, la première question posée fut de savoir s’ils avaient accès à un défibrillateur. Or ce n’était pas le cas … alors que le syndicat de l’ONF avait réclamé la présence d’un DAE. Demande refusée … Et malheureusement, le massage n’a pas pu sauver la vie de l’homme et l’arrivée des secours a été trop tardive (entre 15 et 20 minutes après l’appel). Il est donc décédé, ce qui n’aurait peut-être pas été le cas si un DAE avait été installé. Par conséquent, il faut espérer que le projet de loi du député Pierre-Luc Dusseault soit prochainement adopté pour améliorer la situation et éviter de nouveaux décès.

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