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Depuis quelques mois, certains policiers locaux belges sont équipés d’une nouvelle arme lors de leurs interventions : un pistolet à impulsion électrique, que l’on appelle aussi Taser. Pour l’instant, cela n’est pas généralisé car il s’agit d’un test ayant lieu dans quatorze zones de police. Et depuis le début de cette phase d’expérimentation, il n’a été utilisé qu’une seule fois, quand un homme ivre a tenté d’étrangler un policier. Mais ce test ne fait pas l’unanimité, notamment auprès des principaux concernés. En effet, certains pointent du doigt la dangerosité du Taser sur les personnes souffrant de problèmes cardiaques, et sur celles qui sont sous l’emprise de drogues ou d’alcool. C’est pourquoi un syndicat de police demande que lors des patrouilles avec cette arme, un dispositif de défibrillation soit aussi intégré dans les combis.

Un souhait émis par un syndicat policier et qui pourrait être facilement mis en place

Cette demande vient de Sypol, un syndicat belge, et a été formulée en septembre 2018 dans les colonnes de plusieurs journaux (Sudpresse et Het Nieuwsblad notamment). Son porte-parole, Ruddy Callewaert, explique qu’un « Taser peut être un danger mortel s’il est utilisé sur quelqu’un souffrant de problèmes cardiaques ». Or lors d’une intervention, un policier ne peut pas savoir à l’avance si un individu fera un malaise ou un arrêt cardiaque après avoir être maitrisé par ce pistolet à impulsion électrique. D’après ce syndicat, compléter l’équipement des policiers par un DAE serait « financièrement rentable » car cet appareil coûte 1000€ et ne serait utilisé que dans 14 zones policières. Pour que son souhait soit entendu, il a envoyé une lettre au ministère de l’Intérieur qui doit prochainement examiner cette proposition.

Le Taser, un appareil qui peut être dangereux voire mortel …

A l’instar des autres armes, le Taser doit être manipulé et utilisé avec précaution, sans excès car il n’est pas sans danger. Des études américaines ont même prouvé qu’il pouvait être dangereux pour certaines personnes, dont celles qui souffrent de problèmes cardiaques. Or comme l’indique le porte-parole de Sypol, « cela ne se lit pas toujours sur la tête de la personne qui pourrait être la cible d’une telle arme. C’est pour cela que nous lançons un appel à la prudence et demandons que les équipes emportent aussi un défibrillateur ». Un souhait qu’il serait important de réaliser pour éviter des drames, surtout si ce test est généralisé ou devient une mesure permanente.

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