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Fibrillation cardiaque

Fibrillation et défibrillation cardiaques


Afin de connaitre le rôle du défibrillateur, il est nécessaire de savoir ce qu’est défibrillation cardiaque.

L’arrêt cardiaque soudain, ou mort subite cardiaque, est responsable de près de 50 000 décès par an en France, la fibrillation ventriculaire étant la cause la plus fréquente de ces morts subites.

Lorsqu’un cœur entre en fibrillation, il est possible de lui imposer de reprendre un rythme normal en lui appliquant un courant électrique instantané de plusieurs milliers de volts (« choc électrique »), permettant de réinitialiser correctement les signaux électriques qui le parcourent (« remise à zéro électrique » des cellules du cœur pour leur permettre de retrouver leur synchronisation initiale).

Ce choc est délivré par un appareil générant du courant électrique, le défibrillateur automatisé externe (DAE), par l’intermédiaire de deux électrodes placées sur le corps de la victime, à des endroits qui facilitent la traversée du cœur par le courant électrique appliqué.

Il s’agit du traitement par défibrillation cardiaque, destiné à faire repartir un cœur venant de s’arrêter de battre.

 

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« De nombreuses études scientifiques ont montré que la défibrillation automatisée externe (DAE) améliore la survie des patients victimes d’une mort subite. On estime ainsi qu’en France 3 000 à 4 000 vies pourraient être sauvées chaque année. La DAE par le public permet sans attendre l’arrivée des secours de délivrer le plus rapidement possible un choc électrique externe à la victime d’une fibrillation… » .
Conseil Français de Réanimation Cardio-pulmonaire (CFRC).

 

Le coeur, un circuit électrique


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Le cœur est un muscle qui se contracte selon un rythme régulier, d’environ 60 à 100 battements par minute.

Chaque battement est déclenché par un signal électrique, qui se propage dans le cœur selon un chemin bien défini, allant des oreillettes jusqu’aux ventricules.

Un cœur normal assure son rôle de « pompe sanguine », en faisant alternativement se remplir de sang puis se contracter (« éjection ») les oreillettes puis les ventricules, pour au final envoyer le sang dans les poumons et dans le corps, afin d’apporter aux cellules de l’organisme l’oxygène nécessaire à leur bon fonctionnement.

Dans certaines circonstances (maladies, efforts, accidents…), les signaux électriques qui déclenchent les contractions du cœur peuvent se dérégler, conduisant le cœur à battre de façon désorganisée et très rapide, avec un rythme pouvant atteindre plus de 170 battements par minute.

Le cœur « s’emballe », il est entré en fibrillation.

Au lieu de se contracter, les ventricules tremblent de façon désordonnée, rendant le cœur impuissant à pomper correctement le sang et donc à alimenter le corps et le cerveau en oxygène, ce qui peut conduire à des séquelles irréversibles (cérébrales notamment), voire provoquer le décès subit si le sang ne circule plus du tout («arrêt cardiorespiratoire » ou ACR).

 

L’arrêt cardiorespiratoire (ACR), un véritable enjeu de santé publique


Les ACR qui surviennent « hors hôpital » sont responsables d’environ 50 000 morts subites par an.

En France, le taux de survie observé à 1 mois est inférieur à 3%. (25% dans les pays Scandinaves, en Allemagne ainsi que dans les états des USA qui sont équipés).

Un appel immédiat aux unités mobiles de secours (SAMU et pompiers), des manœuvres simples de réanimation à la portée de tous, une défibrillation cardiaque très précoce, devraient pouvoir faire passer ce taux de survie à plus de 30%. 

70% des ACR surviennent devant témoin mais moins de 20% des témoins entreprennent des manœuvres de réanimation.
 
Le délai moyen d’appel aux unités mobiles de secours reste trop long (5 minutes) ; il s’ajoute au délai nécessaire à l’arrivée des secours (en moyenne 10 minutes).

Or, les premières minutes sont essentielles, chaque minute perdue diminuant les chances de survie de près de 10%.

10% des ACR surviennent sur la voie publique, près de 2% sur le lieu de travail, près de2% dans les lieux sportifs : stades, gymnases, piscines, tennis, golfs…

D’autres lieux sont aussi à prendre en considération : les maisons de retraite, les cabinets médicaux et centres de soins, les pharmacies, les hôtels, restaurants et cafés, les marchés, supermarchés et grands magasins, les mairies et salles des fêtes, les gares et aéroports, les trains et avions.

L’application la plus rapide possible d’un choc de défibrillation automatisée externe est recommandée.

Source : Rapport de l’Académie Nationale de Médecine

 

 

La chaîne de survie


La « chaîne de survie » désigne un ensemble d’actions simples à mettre en œuvre au plus vite en cas de survenue d’un arrêt cardio-respiratoire, pour offrir à la victime les plus grandes chances de survie.

Les premières minutes sont essentielles, chaque minute perdue diminuant les chances de survie de près de 10%.

En présence d’un arrêt cardiaque, quelques gestes simples peuvent permettre d’augmenter ses chances de survie, ce sont les gestes qui sauvent. Une véritable chaîne de survie à déclencher Ces « gestes qui sauvent » sont :

  • l’appel immédiat au 15 (services mobiles de secours, SAMU et pompiers),
  • le massage cardiaque à entreprendre immédiatement (à la portée de tous),
  • l’application la plus rapide possible de la défibrillation cardiaque.

 

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Appeler le 15 (SAMU) pour prévenir les secours

La victime d’un arrêt cardio-respiratoire présente une perte brusque de connaissance, elle s’effondre et est incapable de répondre à des ordres simples (cligner les yeux, serrer une main…). Elle ne montre plus aucun signe de respiration (aucun souffle ne sort de sa bouche et sa cage thoracique ne se soulève plus).
Avant tout autre chose, il faut immédiatement déclencher l’envoi des secours, en appelant le 15 et en donnant la localisation précise de la victime (adresse, étage, porte, nom, code d’accès…).

 

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Pratiquer le massage cardiaque

En attendant les secours, il faut masser le cœur afin que le sang puisse circuler dans le corps de la victime, partant du cœur pour aller nourrir les organes et le cerveau.
Ce massage cardiaque permet à l’organisme de continuer à recevoir l’oxygène contenu dans le sang, ce qui retarde l’apparition de lésions dans le cerveau et la détérioration des fonctions vitales.

 

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Défibriller le cœur à l’aide d’un DAE (si disponible)

L’utilisation d’un défibrillateur automatisé externe augmente considérablement les chances de survie de la victime en arrêt cardiorespiratoire.
Très simples à utiliser, les DAE délivrent un choc électrique qui va permettre au cœur de repartir et de se remettre à battre efficacement.
Dès l’ouverture du DAE, une voix électronique va guider l’utilisateur, en donnant les instructions nécessaires à chaque étape de la chaîne de survie.
Il va « piloter » l’intervenant pendant la phase du massage cardiaque, en le guidant sur le rythme et la profondeur du massage puis indiquera comment placer les 2 électrodes sur le torse nu de la victime (une sous l’aisselle gauche, l’autre sur le côté droit de la poitrine).

Le défibrillateur effectue alors lui-même le diagnostic et ne délivre le choc électrique qu’en cas de nécessité.
Après le choc, le DAE vérifie si le cœur est reparti puis continue à donner les instructions à suivre.

En l’absence de défibrillateur externe, il faut continuer le massage cardiaque sans s’arrêter, jusqu’à ce que les secours puissent prendre le relais.

 

  
La chaîne de survie est essentielle
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1 minute gagnée, c’est 10 % de chances de survie en plus.